Au fond, il y a encore plein de choses que l'on tait. Et malheureusement, je fais partie de ce "on" : il y a beaucoup de choses que je ne dis pas.
Parce que certaines de ces choses ne sont pas à dire. Parce que parfois, il vaut mieux se taire; le silence est préférable face à certaines paroles.
Parce qu'au lieu de dire que ça ne va pas, je me dis que ce n'est pas grave. Parce que je me persuade que ça va passer; la situation dans laquelle on se trouve demande parfois de refouler ses propres mots.
Parce que j'ai peur des conséquences, parce que j'ai peur des réactions... Parce que j'ai peur des mots... Parce que j'ai peur tout court...
Ce que j'ai de plus lourd à dire, je préfère le garder enterré tout au fond de moi. Je me dis que c'est sûrement là sa meilleure place. C'est là que mes choses doivent être.
Mais j'ai réalisé que si je n'arrivais pas à tout dire, si je n'arrivais pas à parler, au sens le plus profond du terme, il fallait parfois savoir lâcher un murmure. Pour éviter que tout cela n'éclate. Pour éviter de m'étouffer avec mes propres mots.
Ce murmure, c'est ici qu'il prend naissance, comme une rivière de mots qui coule entre ces lignes. Parce que écrire, c'est hurler en silence.
Je tente d'exorciser ce démon des mots pour enfin parler avec ce "je" que j'avais si longtemps repoussé. Même s'il m'arrive encore de m'exprimer à travers d'autres textes, d'autres bouches, d'autres moi...
On ne se défait pas d'une vieille habitude en un battement de cil, mais au moins aurais-je essayé...
14/08/06
Parce que certaines de ces choses ne sont pas à dire. Parce que parfois, il vaut mieux se taire; le silence est préférable face à certaines paroles.
Parce qu'au lieu de dire que ça ne va pas, je me dis que ce n'est pas grave. Parce que je me persuade que ça va passer; la situation dans laquelle on se trouve demande parfois de refouler ses propres mots.
Parce que j'ai peur des conséquences, parce que j'ai peur des réactions... Parce que j'ai peur des mots... Parce que j'ai peur tout court...
Ce que j'ai de plus lourd à dire, je préfère le garder enterré tout au fond de moi. Je me dis que c'est sûrement là sa meilleure place. C'est là que mes choses doivent être.
Mais j'ai réalisé que si je n'arrivais pas à tout dire, si je n'arrivais pas à parler, au sens le plus profond du terme, il fallait parfois savoir lâcher un murmure. Pour éviter que tout cela n'éclate. Pour éviter de m'étouffer avec mes propres mots.
Ce murmure, c'est ici qu'il prend naissance, comme une rivière de mots qui coule entre ces lignes. Parce que écrire, c'est hurler en silence.
Je tente d'exorciser ce démon des mots pour enfin parler avec ce "je" que j'avais si longtemps repoussé. Même s'il m'arrive encore de m'exprimer à travers d'autres textes, d'autres bouches, d'autres moi...
On ne se défait pas d'une vieille habitude en un battement de cil, mais au moins aurais-je essayé...
14/08/06



