- en grève de sentiments -

- en grève de sentiments -
This is the first day of my life
Swear I was born right in the doorway
I went out in the rain, suddenly everything changed
They're spreading blankets on the beach

Yours is the first face that I saw
I think I was blind before I met you
Now I don't know where I am,
I don't know where I've been
But I know where I want to go

And so I thought I'd let you know
That these things take forever,
I especially am slow
But I realized that I need you
And I wondered if I could come home

Remember the time you drove all night
Just to meet me in the morning
And I thought it was strange,
You said everything changed
You felt as if you'd just woke up

And you said, "This is the first day of my life.
I'm glad I didn't die before I met you.
But, now I don't care, I could go anywhere with you
And I'd probably be happy."

So if you wanna be with me
With these things there's no telling
We'll just have to wait and see
But I'd rather be working for a paycheck
Than waiting to win the lottery

Besides, maybe this time it's different
I mean I really think you like me...



Bright Eyes - First day of my life
Traduction en commentaire, parce qu'elle vaut la peine d'être lue...

# Posté le jeudi 21 février 2008 05:22

Les Yeux Dans Le Vide

Les Yeux Dans Le Vide
Je n'aime pas les voyages en train. Je ne peux pas lire ou écrire sans avoir la nausée. Je suis "condamnée" à la musique pour, en moyenne, quatre heures de voyage. Alors je m'enferme dans ma bulle, au rythme de la musique que crache mon lecteur, comme la bande originale d'un film que je me fais, avec une voix off annonçant "Et elle se mit à réfléchir sur sa vie et son sens".
Je m'imagine tantôt seule, cheveux au vent, face à la mer, tantôt dans les bras d'un autre, à m'endormir, toujours avec cette musique de fond qui guide le flot de mes pensées.
Et les questions existentielles défilent comme le paysage à l'extérieur. Encore et toujours, je tente d'éclaircir les zones sombres de mon esprit malade. Les notes de musique dictent une chanson mélancolique et les souvenirs remontent à la surface. C'est ce que je ressens. C'est la musique que je ressens. De ces souvenirs, j'en fais une trame, une matrice pour mon imagination qui fait alors de doux noeuds entre rêve et réalité.
Je le revois, lui, son sourire, son regard qui me frôle, et me mets à rêver, à écrire de nouvelles pages sur un livre resté longtemps fermé. A nouveau sienne, sourire nostalgique...
La musique ondule au son des riffs de guitares, et me voilà reine du monde derrière ma basse. Presque hautaine. La gentillesse ne paie pas, j'ai déjà donné. Je suis plus forte que vous tous réunis.
Les questions changent au fil des artistes de la B.O. de mon film. Je regarde les couples installés dans ma voiture, qui s'embrassent et se tiennent la main. Merde, pourquoi pas moi ? Et après tout, on s'en fout...
Je suis censée devenir adulte mais je n'ai pas envie de grandir. Syndrome de Peter Pan peut-être. J'aime mon côté déluré irresponsable, pourquoi en changerai-je ?
S'il–vous-plaît, n'arrêtez-pas de me faire rire, vous me faites tant de bien, à me redonner cette énergie qui commençait à se perdre... Pourtant il faudrait que je m'assagisse. Mais que dois-je faire au juste ? Répondre aux lois qu'ils me dictent ? Anarchiste...
Me revoilà au bord de ma mer, le regard dans le vide, emmitouflée dans mon cocon fait d'un pull trop grand pour moi. Et alors...
Les questions reviennent au point de départ ; je tourne en rond, encore... Je vais rester là, un moment, à regarder les vagues me lécher les pieds. Le prochain changement de train me laissera à nouveau imaginer qui et comment je dois aimer, ou les décisions que je dois prendre pour poursuivre ma quête sur mon chemin.
Les gens autour s'endorment, mais moi, je ne suis pas encore arrivée. Encore trop de temps à cogiter...
Si la masturbation mentale m'occupe assez l'esprit, je n'aime toujours pas mes longs voyages en train...


17/02/08
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 19 février 2008 15:32

Modifié le mercredi 12 mars 2008 19:09

Et je m'en mors les joues...

Et je m'en mors les joues...
j'suis jalouse à en faire trembler les gens,
à faire trembler mes jambes,
j'ai plus qu'à plonger en silence,
j'pourrai flotter inerte tu t'en balances,
et ça me ronge, ça me pourrit,
ça me rend dingue, ça m'fout en l'air,
quand je sais que tu t'envois en l'air,
de l'air, de l'air, de l'air,

et même si j'le savais pas,
j'imagine tout c'est encore pire,
tu pourrais tomber amoureux
recommencer une vie à deux,
plus tu la désires et plus j'expire,
et ça me ronge, ça me pourrit,
ça me rend dingue, ça m'fout en l'air ,
quand je sais que tu t'envoies en l'air
de l'air, de l'air, jalouse, jalouse

j'suis jalouse à en faire trembler les gens
et même si c'est moi qui casse
j'm'en fous j'veux pas qu'on me remplace
j'suis jalouse à en faire trembler mes jambes
j'm'écraserais bien sur l'autoroute
mais tu t'en fous t'es déjà loin...
le pire c'est d'être déjà trop loin, déjà trop loin

est-ce que parfois des idées noires
te traversent sans crier garre
moi j'en ai un peu tous les soirs
pourvu que le temps les écrase
est-ce que tu penses encore à moi
comme je pense encore à toi ?
est-ce que tu souffres autant que moi ?
si c'est moins j'te le pardonnerai pas.

Mademoiselle K

# Posté le vendredi 24 août 2007 11:41

Modifié le dimanche 26 août 2007 09:47

EnTrE DeUx MoNdEs

EnTrE DeUx MoNdEs
Paradoxalement, plus on m'aime et moins je m'aime. Je n'aime pas plus que ça celle que je suis; je me supporte... ou je me vomis. Ma façon de penser, cette petite voix dans ma tête, devrait apprendre à se taire parfois.
Pour eux, je suis un soutien, quelqu'un qui n'a qu'une parole, quelqu'un sur qui on peut compter. Scout toujours prêt! S'ils savaient...
Et vous qui m'aviez promis d'être toujours là, où êtes-vous aujourd'hui? _ les mots se frôlent et s'éparpillent, ne laissant aucune trace _ Trop occupés avec votre Bonheur, ou vos soucis. Mais je vous comprends.
Une larme coule, la boule au ventre... Mal être. Comme une ado perdue dans un monde où elle ne trouve pas sa place. Je suis habituée à me mordre les joues _ mais desserres les dents et que tout ça sorte! _ Avant que tout cela ne pourrisse, comme une fleur qui fâne.
Je me suis renfermée dans ma bulle, où je suis en paix; une ombre au milieu de celles de mon esprit malade, dans un monde bicolore qui a perdu tous ses rêves. Sourire de façade; belle ironie...
Mais aussi incohérent que cela puisse paraître, parfois j'aimerais bien que quelqu'un m'attrappe par la main pour m'en sortir, de cette bulle.
_ because I'm afraid to be alone _

19/11/06

# Posté le vendredi 24 août 2007 11:20

Réflections...

Réflections...
L'être humain est vraiment un être particulier, complexe et compliqué, mais attirant pour autant. Il crie « Carpe diem », se proclame altruiste, mais pourtant, il n'est doté que de qualités qui ne le mènent, paradoxalement, qu'à la souffrance. Il faut donc payer de sa personne pour oser effleurer du bout des doigts ce fameux bonheur auquel on nous promet.
L'Homme, par sa mémoire, a le pouvoir de ne rien oublier de ses évènements passés, bons comme mauvais. Mais en retour, le voilà hanté par ses erreurs révolues et ces faux-pas qui ne le laissent jamais en paix, même une fois les yeux fermés.
Le souvenir devient alors une source de torture mentale, liée comme une s½ur siamoise à la conscience qui, à chaque introspection, répond aux questions de l'Homme, comme écho intérieur à ses intimes réflexions.
« Conscience : sentiment que l'être humain a de lui-même et de sa propre existence, et par lequel il juge de la moralité de ses actions. »
Cette capacité à revenir sur ses actes passés pour en tirer des leçons est à double tranchant, car si la conscience juge les bonnes comme les mauvaises actions, c'est cependant ces dernières que l'on retient inconsciemment le mieux. De par sa morale qui le mène irrémédiablement à la culpabilité, l'Homme se sent alors fautif vis-à-vis de ses échecs personnels, et son fardeau le pousse vers la perte de confiance en soi.
Mais le pire des maux de l'être humain reste l'espoir; cet espoir qui fait que même quand tout est perdu, on y croit encore. Et on se bat, envers et contre tout, même contre Soi, pour y croire encore. Espoir fragile mais peu éphémère qui donne la force de continuer et d'avancer.
Mais dans ses combats, l'Homme finit souvent seul, face à lui-même, même s'il est un animal sociable. Seul soldat face à ses propres guerres.
Et en perpétuel insatisfait, il repousse inlassablement ses limites, espérant ainsi le frôler, ce bonheur; mais au moindre obstacle infranchissable, il finit par ne plus croire en lui et par se pourrir de sombres questions, parasites de sa clairvoyance, ne sachant s'apprécier à sa juste valeur.
Et jamais le bonheur ne parait aussi intouchable...

07/10/06

# Posté le vendredi 24 août 2007 11:16